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le 19/02/2008 à 14:28
Directrice depuis plus de dix ans en élémentaire, j'ai vu la situation de la Direction d'école s'enliser un peu plus chaque année. La charge de travail de Direction, augmentée en permanence, et jamais pesée (des audits pourraient être utiles!) conduit à une gestion à risques pour chacun des Directeurs, chacun des enseignants, et le pire pour chacun des élèves et en particulier ceux qui ont des besoins spécifiques. Nous sommes en clair dans un bateau pratiquement sans capitaine, et qui de plus prend l'eau de toute part: la preuve en est qu'il tangue chaque jour un peu plus sous les multiples circulaires qui parviennent à bord, mais qu'il est loin d'avoir le vent en poupe pour pouvoir les faire appliquer. D'ailleurs, nombreux sont les messages de ceux qui veulent le quitter avant le naufrage!
Il faut que la démesure soit ample pour arriver à ce qui s'est constitué dans le département du Rhône: des Directeurs se regroupant à partir de la boîte électronique académique pour partager leurs problèmes et échanger de leur plein gré sur les tâches à accomplir, redéfinissant, à leur manière et sans concertation aucune, le lien déjà existant avec le GDID.
2008 est le nouvel an chinois: l'année du rat. Souhaitons que les RATs (Répondre A Tous utilisé par ces Directeurs sur la boîte électronique) ne quittent pas tous le navire! Il faut continuer à le défendre ensemble, avec tous ceux qui aiment l'école, parce que l'école est une belle institution.
le 18/02/2008 à 18:28
Bonjour,
Il ya longtemps que l'on travaille plus... pour la gloire.
Et si nous exigions d'être payé pour les douze mois de l'année, au lieu des 10 actuels ? cela nous mettrait au moins à égalité avec les autres fonctionnaires de notre catégorie comme les inspecteurs des impôts...
Ces 400 euros mensuels en moyenne ne me sembleraient pas volés...
le 13/02/2008 à 08:46
Bonjour chers collègues directeurs. Je suis adjoint dans une petite école de 6 classes. Je possède une expérience de directeur (deux ans dans une école rurale et un rempla de 6mois dans mon école actuelle).
Depuis quelques années, j'ai vu la situation des directeurs se dégrader. Je suis effaré de constater que la grève administrative à laquelle je m'étais associé dès le départ dure toujours et qu'elle n'a produit aucun effet; Je m'associe à votre mouvement et je suis solidaire. Il faut en effet un vrai statut pour les directeurs, une vraie reconnaissance, et cela passe par une revalorisation et par plus de temps de décharge. Je suis assez séduit par l'idée de Marc qui veut frapper "un grand coup" pour se faire entendre. Mais pour cela il faut un mouvement d'ampleur . . . Bon courage et tenez bon !
le 09/02/2008 à 18:55
Maternelle - 8 classes - en RRS - 1/4 de décharge
C'est ma septième année de direction. On pourrait croire l'affaire rodée avec 7 ans d'espérience, et pourtant tojours cette impression de faire les choses au dernier moment, de les faire partiellement. Et je n'ose même pas parler de la classe
Des collègues qui ne comprennent pas ce que j'ai tant à faire. Un ras le bol total. Alors puisqu'on ne veut pas nous donner un statut je m'en vais, je passe le concours de personnel de direction et vais dans le secon degré. Là j'aurai le temps et un peu plus les moyens de piloter un établissement en étant reconnu.
Savez-vous que c'est un centaine de personnel du premier degré qui partent ainsi chaque année et en grande majorité des dircteurs d'école.
Voilà je m'en vais car je ne veux pas attendre des années avant que la direction d'école soir reconnue.
Au revoir
le 08/02/2008 à 07:54
Bonjour,
Je voulais rapidement vous dire que je suis tout à fait d'accord avec tout ce que je lis sur le site du GDID et que j'arrive en fin de carrière avec toujours autant de passion pour mon métier mais avec beaucoup de découragement surtout lorsqu'arrivent les bulletins de paie. Qui plus est, lorsque, comme moi, on a été "intégré" professeur des écoles et qu'au bout de presque 20 ans de carrière on gagne 300 e euros de plus que les collègues ayant 5 ans d'ancienneté! Alors oui oui à une démission massive le temps des négociations mais tout c cela ne restera qu'une utopie car il n'y a pas assez de solidarité entre entre les enseignants et surtout lorsque l'on sera représenté par des syndicats comme le SNUIPP... qui ne défendent que leurs peti petits intérêts. Merci de vous battre comme vous le faites;je suis de de tout coeur avec vous et toute mon amitié à Thierry Fabre que j'admire pour son courage et sa ferveur. Catherine S.
le 29/01/2008 à 10:34
Quelles assurances le gouvernement peut nous donner sur la perrénité des emplois CAE qui sont chargés de l'aide à l'administration dans les écoles et soulagent ainsi par leur travail le travail administratif des directeurs d'école.
J'ai presque 200 élèves, 8 classes et je suis déchargée à 1/4 temps soit 6 heures par semaine.
le 29/01/2008 à 09:40
a propos du samedi matin, je vois que tout le monde (syndicats, gouvernement et meme GDID !!) n'envisage qu'une utilisation des 2 heures supplementaires sans les eleves et se creuse la tete pour savoir comment nous allons bien pouvoir les employer en tant qu'enseignants ou en tant que dirlo !!
dans les colleges, ils ne se posent pas la question !!
les profs font 21, 18 ou 15 heures et toutes les reunions sont payees en heures sup !!
alors pourquoi ne pas demander tout simplement que ces heures soient supprimees de notre quota d'heures d'enseignement (nous ne devrions faire que 24 heures de presence a l'ecole) et le reste (reunions de parents, conseils d'ecole, de cycle ou d'autre chose) devrait etre paye en heures sup !!
je suis sur que les concertations se feraient beaucoup plus souvent dans la bonne humeur ....
autre proposition : ouvrir l'ecole le dimanche avec les maitres volontaires !! on pourrait gagner plus en travaillant plus nous aussi !!!!
;-)
le 20/01/2008 à 17:04
Je pourrais répéter tout ce qui a été écrit car tout ce que je ressens c'est la même chose que vous tous.
Cette année, je me demande si je ne vais pas terminer ma carrière plus calmement dans une classe sans la direction(10 classes avec 1/2 décharge + équipe renouvelée et jeune+projet de regroupement d'enfants mal entendant).
Malgré tout, j'aimerais mieux partir en ayant un peu, si j'en ai le temps, dans mon école non ZEP du 93 où tout est forcément très facile, fait avancer la machine.
C'est la raison pour laquelle , une action telle que l'a décrite Marc me plaît:
-postuler pour une poste d'enseignant, pourquoi pas remplaçant, et justifier ce choix auprès de nos supérieurs hiérarchiques et de nos chers syndicats.
- action massive devant être anticipée par un sondage pour vérifier si elle serait suivie
-retour à notre fonction après négociations et avec un VRAI STATUT.
le 19/01/2008 à 07:18
Et un boycott des élections de parents d'élèves, ce ne serait pas une bonne idée...
J'ai l'impression que ça pourrait avoir kek effet ?
Notre boulot (entre autre...) c'est d'être au centre de tout un système de com et personne ne veut nous entendre... Y en a marre !
Ou alors une grève illimité de la parole ...
Je propose aussi la possibilité pour le conseil des maîtres de récuser ou de 'valider' le directeur en fin d'année scolaire. Fondamentalement, le statut d'un dirlo c'est d'être accepté par son équipe.
Dans la même foulée : la possibilité pour une équipe de décider à l'unanimité (-1 forcément) de 'convaincre' un de ses membres de participer au mouvement (sic) me semblerait intéressante. (trop tabou ?)
le 16/01/2008 à 18:26
Lorque je l'ai appris, j'ai pensé que c'était un "ragot", eh bien non vous pouvez vous-même vérifier :
Les chefs d'établissement du second degré ont eu une prime de fin d'année de ... 750 euros et les principaux adjoints et proviseurs adjoints de 375 euros.
Bien sûr, j'ai bien compris que nous ne jouions pas dans la même cour et que nos revendications ne devaient pas consister à opposer les catégories de fonctionnaires les unes contre les autres.
Mais quand même, là je trouve que c'est la petite goutte d'eau qui fait déborder le vase...
Je trouve déjà profondément injuste que les enseignants du premier degré n'aient pas droit à la prime de suivi et d'orientation (part fixe perçue par tous nos collègues du second degré et part variable perçue uniquement par les professeurs principaux)... alors que j'ai l'impression que du suivi et parfois de l'orientation tous les adjoints et directeurs en font au quotidien !
Mais là, la prime de Noël c'est tout nouveau et si on ne dit rien, ce n'est pas demain que ça changera... pour NOUS.
Au fait, combien d'augmentation, les directeurs ont-ils obtenu après quelques années de grève administrative??? J'ai déjà oublié...
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