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le 07/01/2008 à 19:19
l'heure n'est plus à la négociation, il faut agir !
Postulons tous sur des postes de remplaçants en envoyant parallèlement à nos IA, ministère et syndicats l'explication de notre abandon de notre fonction que nous apprécions pourtant.
Donnons-leur ensuite la possibilité de nous remettre sur nos fonctions avec des exigences de notre part ; pas de responsabilité de classe, plus de temps, revalorisation ... perturbation du mouvement, une première !
Si nous sommes très nombreux à rentrer dans cette action, alors ça pourra fonctionner. Sinon, nos adjoints, nos IEN ... commenceront peut être à regretter, et nous, nous aurons gagné plus de temps libre et une revalorisation indemnitaire ! Au fait, que perdrons-nous ?
Marc, directeur rural (8 classes) depuis 1992
le 18/12/2007 à 12:00
Après avoir signé l'Appel des Cassinades, je me suis penché sur les signataires pour retrouver quelques copains, puis j'ai versé une larme sur notre sort en regardant les heures de signature!! La palme reviens à un collègue des Charentes qui a signé à plus d'une heure du matin dans la nuit du samedi au dimanche!
Nous sommes en passe de résoudre le grand problème énergétique: ne rentrons plus chez nous, restons à notre poste, nous économiserons le précieux carburant!
Dans le cadre du projet d'école 2008/11, je me suis permis d'inclure 2 indicateurs d'évaluation des actions, tirés de la lettre aux éducateurs:
"Effets sur l'équipe:
- sur l’augmentation des rémunérations de chacun et la progression dans le déroulement individuel de carrière.
- dans l’importance de la reconnaissance accordée par la Nation aux enseignants, leur permettant d’être fiers de leur métier et de servir la République."
J'engage chacun à vider son sac de revendications dans la rédaction de ce projet, création de poste, RASED complet, assistants d'éducateur, décharge de direction... Nous avons là une commande institutionnelle qui nous permets d'exprimer officiellement nos besoins.
De là à avoir un résultat, l'expérience m'a fait perdre mon optimisme, mais ça fait du bien.
le 15/12/2007 à 23:41
Comme vous tous je me sens débordée et ai toujours l'impression de courir après le temps.
Je me demande qui décide du temps de décharge et pourquoi d'un département à l'autre la décharge attribuée n'est pas la même: exemple: en Saône et Loire pour 9 classes il y a une demi-décharge, dans les Bouches du Rhône il n'y a qu'un quart de décharge. Pourquoi les directeurs sont-ils traités différemment selon les départements?
Bon courage à tous!
le 14/12/2007 à 09:54
Marre...Marre de tout faire,marre de servir de tampon entre enseignants et administration, marre de servir de défouloir aux parents, marre de passer des heures et des heures à un boulot qui n'est pas reconnu, marre d'être mal payée pour ce que je fais avec "trop" de conscience, marre d'être prise pour une imbécile car nos responsabilités s'accumulent, mine de rien, marre de palier la carrence administrative, bref, MARRE....Donc, je laisse tout, et je demande ma retraite!...Bon courage à tous les autres!
le 13/12/2007 à 11:16
Nous ne serons jamais crédibles tant que nous ne demanderons pas un statut de Chef d'Etablissement de type Collège ou lycée. Parce que le statut non hyérarchique, tranquilisez vous il arrive!!!!!!!!! A force de le demander on va l'avoir. Depuis les années 90 j'ai milité pour un vrai statut. A l'Epoque nous passions pour des fachistes pour avoir osé le dire. Aujourd'hui vu ce qu'il me reste à faire je laisse la place aux jeunes. Je reviendrait peut-être si ceux qui veulent être Directeurs osent à leur tour le dire.
le 11/12/2007 à 14:25
A propos de la NGM...
Je suis surpris de voir que les rased sont compris dans les nombres de classes pour attribution de décharge ; en 74 , il y a longtemps que ça n'existe plus, comme beaucoup de choses 'ailleurs.. un premier pas ce serait déjà l'égalité pour tous les départements ( égalité dans le dénuement cela va sans dire) à ce propos, dans le protocole NGM , un indicateur est l'égalité des ressources ( va y avoir du remue-ménage !!)
le 05/12/2007 à 10:22
Bonjour,
Où en sont vos démarches auprès de Xavier Darcos, quelle est la tendance ? J'envisage d'arrêter la Direction d'Ecole, marre, aucune reconnaissance, toujours remise en cause, marre des collègues et du reste. Sale métier. Beaucoup d'amertume et l'envie de me casser, c'est tout ce que j'en retire.
le 21/11/2007 à 10:26
Bonjour je suis directrice d'école depuis deux ans et je partage la majeure partie des choses qui viennent d'être dites. Ce qui me pèse le plus :
-le téléphone qui même s'il ne sonne pas souvent se rappelle à mon bon souvenir au moment où je suis avec un élève en difficulté, ou quand au beau milieu de la littérature quand on atteint un niveau de réflexion appréciable et que la discussion s'arrête, bref quand on fait ce pourquoi on a choisi ce métier et que les sollicitations se manifestent bruyamment.
Parcequ'en plus c'est buyant.
Et quel objet a le moins sa place dans une salle de classe.......
En plus on court déja bien assez après le temps pour en plus en perdre avec Mme machin qui signale que la lumière du couloir est restée allumée toute la nuit et que c'est elle qui paye les impôts de la ville!!!
-l'autre truc vraiment pénible c'est le manque de communication avec notre hiérarchie. Dém......... vous!
mais si c'est pas bien fait...... alors là on se fait passer une bonne jetée!!!!
-et enfin le manque de statut qui même sans avoir besoin d'être hiérarchique est tellement bâtard!!!!! Je suis censée rappeler la loi à chaque collègue et lui indiquer ce qu'elle devrait faire plutîot que de manquer certains services de récré ou d'ouverture de porte mais je ne suis pas son supérieur, et en plus s'il y a un truc qui arrive, c'est moi qui prend...... ce n'est pas très clair.... et c'est déroutant.
Et je ne parle pas des différents sons de cloche des inspecteurs qui se succèdent et ne se ressemblenet pas. Ceux qui arrivent et qui veulent faire table rase du passé, ceux qui nous disent que l'on ne sait rien faire et qui veulent laisser leur signatuer et marquent leur territoire en toute impunité.
Bref, on y croit encore mais pour combienn de temps.
Bonne continuation à tous et bon courage, on va en avoir besoin.
le 17/11/2007 à 14:54
5ème année de direction dans une petite école rurale, et comme beaucoup le constat d'une responsabilité importante, d'une quantité de tâches croissante et qui se diversifient de plus en plus, et toujours pas de reconnaissance officielle à l'horizon, toujours pas de cadre clair dans lequel exercer notre fonction. En fait il semble "qu'on dépanne bien" pour l'instant.
Il faudrait vraiment : - un statut, des tâches et des fonctions précises et bien définies, afin d'avoir la possibilité de mieux construire nos actions au quotidien
- du temps, du temps pour coordonner, mettre en oeuvre, anticiper, organiser, recevoir, rencontrer, échanger, classer ......
- mais pas de statut hiérarchique, le travail est efficace si la confiance entre tous les partenaires est établie.
Voilà des voeux....
le 07/11/2007 à 16:32
Bonjour,
Les directeurs ont besoin de reconnaissance. Celle de l'institution est incontournable. Les directeurs doivent répondre de ce qui se passe dans l'école mais leur absence de statut ne les autorise pas à signer une carte professionnelle.
De nombreux des textes juridiques concernant les établissements s'adressent également aux écoles en s'appliquant aux directeurs comme aux chefs d'établissement. Il y a une contradiction à vouloir donner une existence juridique à l'école sans reconnaître la direction. Il y a un réel discrédit portée à cette dernière à l'heure où l'on parle d'autonomie des établissements. Les directeurs vont mal et poutant les écoles tournent. A quel prix pour eux ?
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