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le 05/10/2007 à 22:51
Effectivement, la rentrée passe, c’est le branle-bas de combat, il y a tout à faire, et plus encore, toujours plus…. Sans salaire en plus, cela va de soi.
L’évolution des textes sur la scolarité, sur l’enseignement sans évolution cohérente avec le " métier " de directeur (travail particulier puisqu’il nécessite une formation à l’IUFM d’un mois !), tout cela a créé le malaise chez les directeurs. Son rôle et son statut ne sont pas définis, ni auprès des collègues (c’est le cas dans certaines écoles), ni auprès des parents, ni auprès de la hiérarchie, ni auprès des partenaires (mairie ou autre).
Aujourd’hui, le directeur est un urgentiste social, un technicien bureaucrate de haut vol et un pédagogue ultime (puisqu’il prête sa classe aux PE2 en stage filés, PE2 qui assurent son quart de décharge – qui n’est plus vraiment un quart puisqu’il n’y a rien de vraiment prévu lors des stages massés ou des ½ journées du mercredi matin qui ne font plus partie du temps partagé entre directeurs et temps partiels…). Il doit être capable de passer de ses soucis de classe (au départ, il est enseignant, ses élèves sont sa première charge de travail) à des soucis divers, il ne doit jamais faire d’erreur.
Alors oui, je souhaiterais un statut qui indique enfin clairement les missions, les limites et les moyens mis en place pour assumer toutes ces tâches.
Alors oui, je souhaiterais un statut pour continuer à croire que le système éducatif ne part pas à vau-l’eau, que l’on ne brade pas l’éducation en acceptant l’inacceptable (je pense notamment à la scolarisation en milieu ordinaire d’élèves relevant de soins en milieu spécialisé, merci encore le Snuipp pour son œuvre dans la mise au point de la loi Boisseau-Monchamp, grâce à ça, il y a de nombreux élèves qui ne sont plus soignés.)
Alors oui, je souhaite un statut qui encourage et récompense le dévouement des directeurs par un salaire digne de leur travail (" travailler plus ", c’est déjà fait, mais " gagner plus ", tout reste à faire ! Crétin.fr a de la concurrence !), qui soit enfin clair sur les tâches et missions de ce travail.
De la part d'une collègue de Lot et Garonne
le 05/10/2007 à 21:59
Fin de semaine.... comme les autres, donc chargées à l'approche des élections et du 1er coseil d'école.
Directeur d'une école à 8 classes avec 200 gamins : "c'est un vrai petit collège " me glissait l'IA en visite récemment, mais sans les secrétaires (malgré mon EVS qui est une perle), sans l'intendant, ni l'équipe de surveillants ni l'adjoint .... + un cm2 de 30.
Au final, avant même de penser à la pédagogie de ma classe à la maison, je passe donc au minimum 36h à l'école... (pardon 34h car je prends 4x30' pou déjeuner).
Une journée de décharge insuffisante qui comme chacun d'entre nous le sait, est bien loin des besoins réels...
Du coup, la motivation s'étiole peu à peu, car lorsqu'on est un minimum consciencieux, on finit par se demander si on est véritablement capable d'assumer l'entière responsabilité de la tâche qui nous incombe...
Pour conclure, comme d'autres l'on fait avant moi, je crois qu'une revalorisation indiciaire substancielle me paraît indispensable et urgente avant que toutes les bonnes volontés ne disparaissent...
Quant au statut, je reste partagé:
- certes, il peut nous conforter dans certaines prises de responsabilités ET la condition qu'il soit lié à une augmentation salariale qui justifierait que nous assumions plus (... et gagnions plus !!!)
- a contrario, il peut provoquer des clivages sérieux avec certains de nos collègues qui voient dans toute autorité, l'oeil de Big Brother...
le 05/10/2007 à 12:52
Il est important et nécessaire que les directrices et les directeurs d'école obtiennent enfin un statut clair, net et précis. Sans ce statut nous resterons des femmes et des hommes "à tout faire", victimes d'un système mal organisé mais qui compte sur notre bonne volonté pour fonctionner le moins mal possible.
A ce statut, rajoutons des moyens, la revalorisation de la fonction de directeur et pourquoi pas la revalorisation de nos salaires!
le 05/10/2007 à 12:04
de 1/4 de décharge depuis plusieurs années je viens d'avoir une 1/2 décharge grace à ma 10ème classe .
ce n'est pas l'éldorado, mais c'est quand même très appréciable.et c'est là qu'on se rend compte que c'est vraiment se moquer des gens que de laisser une telle somme de travail , de responsabilités sans aucun avantage ( ou si peu qu'il y a de quoi avoir honte).
je suis pour un statut de directeur . et je pense que tous les directeurs devraient être à la hors classe.
le 04/10/2007 à 23:14
Enfin un petit moment à 23h15 après un mois de septembre difficile pour apporter ma modeste contribution à l'édifice.
Jusque là directrice de 3 classes en maternelle, je me plaignais de mon manque de décharge pour pouvoir réaliser toutes ces fichus tâches administratives, enquêtes diverses, projets variés... mais je me débrouillais tant bien que mal en comptant sur une demi-heure de sieste des petits. A présent, je n'ai plus que deux classes et 1 seule ATSEM qui commence à 9 heures, de 8h20 à 9h00 je me retrouve seule avec ma classe de petit moyen pour gérer les premiers pleurs, l'accueil dans la classe, les pipis urgents, les disputes pour un jouet, les parents, les services municipaux d'entretien ou de réparation, les demandes téléphoniques diverses... Les PAI à signer sans décharge donc en présences des élèves. De plus en plus d'exigence sur l'accueil des enfants quels qu'ils soient, et sur les résultats à obtenir sans nous aider en quoi que ce soit. Je suis au bout du rouleau et nous sommes tout juste début octobre. Je ne pense pas pouvoir résister une année de plus. Nos difficultés ne sont reconnus et prises en compte par personne ni la hiérarchie, ni les parents qui n'ont aucune idée de ce que l'on fait dans la journée et qui ont le sentiment que tout leur est dû et que nous devons être à leur disposition au moment où ils le souhaitent. Je demanderais ma mutation quitte à ne plus être directrice. Les petites écoles accumulent tous les inconvénients : 3 classes et moins = aucune décharge = vie personnelle sacrifiée = indemnité moindre = LOI DE L'EMMERDEMENT MAXIMUM.
le 04/10/2007 à 20:45
Autrefois directeur en ZEP de ZEP, de ZAC de ZUS, totalement déchargé, je trouvais normal d'avoir du temps pour organiser, travailler etc ... le métier était plus dur mais vivable et dans mon quartier défavorisé ce que nous faisions avait du sens pour les équipes, les élèves et les parents ....
Depuis cinq ans directeur d'une petite école (isolée, de campagne ) je ressens toujours la même charge de travail . sauf que je n'ai plus qu'un quart de décharge ... comme dirait quelqu'un que je connais faut pas se plaindre .... de moins en moins de reconnaissance et de plus en plus de boulot ! travailler plus pour gagner MOINS !!!!!
Maintenant je pourrais tout laisser tomber ... mais j'aime ce que je fais, j'aime mon métier ...
Métier de directeur, qui n'existe pas je sais ! mais on va finir par arriver .... A quoi ? un statut !!!!
En discutant avec mes voisins hollandais (eux aussi dans l'enseignement élémentaire et directeurs ) nous avons été effarés de constater nos différences .... et pas uniquement au niveau du salaire !
Alors oui, j'attends ...... cette reconnaissance !
J'aurais surement quinze millions de choses à mettre en plus mais d'autres ont mieux écrit que moi.
le 04/10/2007 à 15:35
J'ai le sentiment d'un grand gâchis:Toutes ces bonnes volontés, toutes ces compétences, tous ces savoir-faire ignorés, bafoués. Je fais référence à notre situation, mais aussi à celle de nos collègues, des parents d'élèves qui nous confient leur amertume...de tous ceux qui nous entourent dont la fierté était de faire du bon boulot...Lorsque je lis les courriers des uns et des autres, j'ai l'impression de me reconnaître dans chacun de ces écrits, et cela ne me remonte pas le moral! Comment faire pour que les médias, nos élus, nos responsables, nos supérieurs prennent la mesure de notre désarroi? Peut-on espérer obtenir le meilleur de chacun en le dénigrant, le critiquant, l'ignorant?
le 04/10/2007 à 11:49
Comme les autres, je voudrais du temps pour faire mon travail sans prendre sur mon temps familial et avoir l'impression de ne jamais pouvoir finir ou ne pas pouvoir prendre le temps de faire les choses (ce qui entraîne des fois un certain mal-être au travail), de l'argent que l'on mérite au vu du temps passé (travailler plus pour gagner autant tout le temps) et un statut pour enfin être reconnu.
Merci - Cordialement - Lahire Philippe
le 03/10/2007 à 20:21
Pour reprendre la formule de la collègue "Je serai brève: du temps, de l'argent, un statut!" Ce slogan me convient tout à fait et je n'ai pas coutume de réclamer ni revendiquer et encore moins de dénigrer systématiquement ..Notre spécificité est essentielle et j'apprécierais VRAIMENT qu'un audit impartial se penche SERIEUSEMENT sur nos tâches, notre mission et les conditions dans lesquelles nous nous employons à les exécuter. La décharge totale me paraît fondée pour toutes les directions à la seule condition de pouvoir continuer, ainsi que d'autres collègues le suggèrent, à conduire des actions pédagogiques au sein de son école. Est-ce vraiment si utopique??? Une directrice de maternelle du Rhône
le 03/10/2007 à 18:42
Une directrice du Gard
Je serai brève : du temps, de l'argent et un statut.
Et non au SNUIPP qui donne déjà les réponses avant la discussion, réponses d'ailleurs que nous ne souhaitons pas.
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