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le 03/10/2007 à 15:26
HIERARCHIQUE ?
Un statut ! OUI !!
Mais hiérarchique...???
Existe-t-il parmi nous des collègues qui risquent d'assouvir leur soif de pouvoir en instaurant dans leur école un détestable potentat ? Saurons nous contenir le despote (éclairé, paraît-il !) qui sommeille en tout responsable dès lors qu'on l'adoube "chef"? (Sans parler de ceux qui n'auront même pas conscience de leurs excès, encore moins de ceux qui en abuseront sciemment !!)
Quant au "pilotage" pédagogique... Je vois déjà se profiler d'innombrables réunions décrétées indispensables, et aussi inefficaces que chronophages... Un directeur déchargé de classe pour assumer ce pilotage s'écarte des réalités du terrain... Combien de temps lui faudra-t-il pour formuler avec fermeté des exigences qu'il n'aurait su tenir lui même? (Avez vous déjà vécu ce cas avec un inspecteur ?)
Sans parler du directeur d'EPEP, hiérarque ambulant, jugeant de la qualité des fonctionnements de ZEP à la lumière de ce que lui ont appris 20 ans de pratique en milieu favorisé...
La méthode d'enseignement la plus efficace n'est-elle pas celle en adéquation avec celui qui l'applique?... Si mon collègue s'en tient à une méthode que je réprouve (mais qui fonctionne !), serais-je tenté de l'en détourner au nom d'une adhésion obligatoire à un projet d'école harmonisant les pratiques ?
Quelle qualité de vie et d'exercice pour les collègues victimes de cette inévitable propension ? La sérénité de l'enseignant est pourtant un puissant vecteur d'efficacité ! Certes le "bon" pilotage est possible : bienveillance, assistance et assentiment, mais où sera la limite avec "pression", "contrainte", "sanction" ? Pitié : prudence avant de militer pour pire encore que les honnis "maîtres directeurs !"
Alors ? Une reconnaissance financière ? Franchement, je la trouve légitime. Considérant notre implication et le temps objectif passé à l'école, je trouve déjà le principe d'une "indemnisation" méprisant... Le recours aux "faisant fonction" débutants est cruellement révélateur de l'attrait du poste auprès des collègues expérimentés...Vivement la création d'un véritable salaire de directeur d'école et d'une véritable revalorisation ! (Lorsque j'ai annoncé à mon père le montant mensuel de l'aumône institutionnelle, il a d'abord trouvé cela "presque correct". Je me suis étonné de la faiblesse de sa réaction, jusqu'à ce que je comprenne...... Il pensait qu'elle était quotidienne !!!! (Bon, il travaille dans l'informatique bancaire, mais tout de même, ce jour là, j'ai pris une bonne baffe ! ))
C'est donc une priorité... mais pas la première...!
Alors? Plus de décharge ? Evidemment, c'est également indispensable, mais là encore, on éloigne le collègue directeur des réalités du terrain et des joies de l'enseignement (Si ! Je le pense toujours !!) Pourquoi pas la création d'un métier pérenne et respecté : secrétaire de direction... Formation (sur le terrain !!) en 2 ou 3 ans (minimum pour commencer à parler de compétence) par le collègue motivé, puis délégation maximum avec responsabilités contractuelles... Compta, gestion des élèves...etc. (à discuter, évidemment). Reconnue et rémunérée comme elle le mérite, cette fonction pourrait aussi échoir aux collègues à la recherche d'une reconversion professionnelle... et non à des personnes en situation de précarité, payées au lance pierre et dont le contrat est renouvelable.
le 03/10/2007 à 11:41
Beaucoup de collègues Directeurs arrivent au terme d'une carrière bien remplie (ici l'expression prend pleinement son sens!!!). Ne pourrait-on envisager comme revendication, l'attribution d'un point supplémentaire dans le barême de la Hors Classe, comme c'est déjà le cas pour les collègues travaillant en ZEP? Il n'y aurait là qu'une juste reconnaissance de notre mission, en attendant que notre travail devienne un métier à part entière.
Cordialement, Lambert de Marseille
le 03/10/2007 à 10:29
Bonjour à tous
Enfin un petit moment de calme après cette rentrée scolaire riche...50 ans aujourd'hui et 30 ans de carrière dont 25 en tant que Directeur( de l'école maternelle en ZEP à l'école élémentaire Rurale de 12 classes en passant par des école citadines)c'est peut-etre le moment de tirer un bilan.Le directeur que j'étais il y a 20 ans n'a plus rien à voir avec celui que je suis maintenant.La société a changé mais notre fonction est restée sur le carreau. Pas dans prise de responsabilité individuelle, les charges de travails sont assumées, mais certainement dans un conservatisme qui l'a amené dans une impasse. On a pris les responsabilités tout en acceptant de rester dans un fantasme égalitaire... A croire que les irecrteur( trices) n'existe que quand il y a une situation un peu délicate à résoudre.
Nous ne sommes pas chefs d'établissement sauf quand ça arrange les différents partenaires d'où les difficultées de fonctionnement et la pénurie de collègues aguerris pour ces postes.
Alors oui pour un statut que j'attends depuis longtemps.
Comme dit un de mes collègues: Ca fait longtemps que tu parles de ce statut, vu le rallongement de ta carrière, tu le verras peut-être...
Courage à tous
Denis
le 03/10/2007 à 00:28
Bonjour
Je suis directrice d’école depuis 83.
Il y a 10 ans, j’avais une école à 3 classes,3 institutrices, 3 personnels communaux, pas d’ordinateur.
Aujourd’hui, la même école est passée à 4 classes,4 enseignants, et un ordinateur.
Et une garderie , la cantine s’est transformée : 12 personnels communaux interviennent dans l’école : les ATSEMS, les agents d’animation, les agents de service, les étudiants.
Il faut jeter un œil au restaurant, il faut « driver » les étudiants, il faut remplir les demandes de travaux, , il faut ouvrir les portes au chauffagiste, il faut faire les listes des enfants pour la mairie…il faut répartir le travail entre les agents….il faut appeler le réparateur de la photocopieuse, il faut organiser les évacuations incendie …..il faut répondre au téléphone….
ET FAIRE LA CLASSE.
A la fin de l’année scolaire, j’ai dû remplir 15 évaluations d’agents pour la mairie !!!
La mairie me donne 15O euros par an pour ce travail.
Du côté pédagogique, il faut animer les conseils des maîtres, les conseils de cycle, les conseils d’école, faire les compte-rendus, former la décharge de classe – recevoir les parents, temporiser souvent…car l’Inspecteur n’aime pas les vagues…. Quelque soit le problème, le responsable est la directrice.
Mais la directrice n’a aucun pouvoir : sauf celui de couvrir ses collègues, couvrir son inspecteur, couvrir sa mairie et FAIRE LA CLASSE.
La mairie nous a doté d’un équipement informatique « spécial directeur ». Du coup, tout passe par mail et le directeur imprime, imprime, imprime….tous les courriers de l’I.A., les circulaires, les BD tous les courriers de la mairie, tous les courriers de l’Inspection départementale –
une boîte e-mails a été ouverte pour chaque enseignant mais les enseignants n’ont pas été doté eux d’un ordinateur – alors tous les e-mails redeviennent des feuilles de papier dans le bureau de la directrice !!!
tout dernièrement, on nous en a remis….à lire : la législation et les contrats de travail des E.V.S., à faire : leur emploi du temps, à gérer : leurs absences, les récupérations…. Etc….
le 02/10/2007 à 22:17
Depuis 2 ans, je suis directeur d’une école primaire de 6 classes dans la région PACA.
Fort de ma jeunesse et malgré la mise en garde des anciens, je me suis donc lancé avec motivation et détermination dans cette nouvelle fonction.
Je me suis rapidement et facilement rendu compte de l’ampleur de la tâche, de la charge de travail supplémentaire et de la responsabilité que cette fonction supposait.
En effet, outre la gestion pédagogique de l’école (personnel, matériel, élèves), le directeur assure la liaison avec la commune, les parents, l’inspection, gère le budget, est responsable de la sécurité dans l’école (mise en place de PPMS sans aucune formation...), organise les différentes intégrations dans l’école (enfants handicapés, enfants non francophones, enfants en difficultés...), désamorce les conflits, assume la logistique de l’établissement (réservation de bus, planning, secrétariat...)...etc
Ceci est évidemment une liste non exhaustive et ne tient pas compte du fait que le directeur d’école est aussi en charge d’une classe.
En contre partie, une rémunération ridicule, un statut flou, des journées à rallonge, des sanctions administratives, un mépris institutionnel et des tâches supplémentaires à coordonner au fil des mois (PPMS, dossier enfant handicapés, Fiches actions...).
Est-ce cela les remerciements alloués aux personnes dévouées aux service public et à la nation ?
Comment ne pas être démobilisé devant ce manque de considération financière et institutionnelle ?
« Travailler plus pour gagner plus » est un slogan à la mode en ce moment. De mon côté cela fait 2 ans que « je travaille plus », j’attends donc ,légitimement, que l’état m’expose comment elle compte remplir sa part du contrat : « me faire gagner plus... »
A quand la reconnaissance d’un véritable métier de directeur d’école de la part de notre employeur ?
A quand la véritable revalorisation salariale de cette fonction ?
Quel est l’avenir de cette profession ?
le 02/10/2007 à 22:01
Inutile de s'étendre sur les difficultés de ce foutu métier de directeur d'école dans les conditions actuelles de travail. Allons droit au but. Je suis POUR un véritable statut de l'école primaire (Rappelons que l'école, en France, N'EXISTE PAS juridiquement parlant !). OUI, je veux un Conseil d'Administration. OUI, je veux un vrai compte en banque, un vrai budget. (Nous sommes les seuls en Europe à bidouiller avec des associations parallèles qui permettent plus ou moins clairement de gérer une comptabilité). OUI, je veux un vrai secrétariat. OUI, je veux plus de temps. NON, je ne veux pas de super-directeur qui serait en fait un inspecteur adjoint. NON, je ne veux pas de pouvoir sur mes collègues.
le 02/10/2007 à 20:44

je sais, je suis déjà venue, mais la fonction de dirlo, dirlette réserve tellement de surprises et de nouveautés qu'on ne s'en lasse (presque) pas!!!
je suis comme tout le monde jusqu'au cou dans les élections de représentants de parents.......
mais un bonheur n'est jamais complet, alors une question me taraude
Pourquoi tout ce tintouin, ce remue ménage, ce massacre d'arbres, pour des éléctions à liste UNIQUE?????
une machine à gaz l'éducation
n ationale? en tout cas ce soir c'est soirée enveloppes, perte de temps et gachis de papier, puisqu'on est tous dans la même galère, alors ramons!!
le 02/10/2007 à 19:51
Je suis directrice d'une école à 12 classes dont une clis : 270 enfants, 1 evs, 18 collègues (3/4 temps, 1/2 temps, temps pleins), 1 rased, etc ...
J'aime ce métier que j'exerce à temps plein (même si je ne suis que 1/2 déchargée) tant il m'occupe l'esprit et le corps ...
Et puis, je suis enseignante à 1/2 temps donc, ce qui ne manque non plus de m'occuper et le corps et l'esprit ...
J’aime aussi ce métier d’enseignante.
Mais comme je ne suis pas superwoman, je m’épuise à vouloir tout faire pour le mieux ; ce qui bien évidemment n’est pas possible…
Je demande donc dans un premier temps, à être complètement déchargée de la responsabilité d’une classe mais je souhaite garder le contact avec les enfants en ayant une charge de quelques heures d'enseignement par semaine (de 2 à 4 heures par exemple) sous la forme d’ateliers.
Dans un second temps, je demande la reconnaissance de mon métier de directrice et du travail qu’il implique, ce qui passe à mon avis nécessairement par :
- l’élaboration d’un statut
- une revalorisation substantielle de mon salaire car la fonction de direction nécessite des compétences spécifiques, une implication et des responsabilités plus marquées que celles d’un professeur des écoles non directeur.
le 02/10/2007 à 17:25
je fais partie des "privilégiées" de la profession: c'est la 3 ème année maintenant que je suis totalement déchargée (ZEP, 11 classes ) avant, depuis 2003 j'avais une classe à mi temps et la direction à temps complet.
mes collègues sont ravies: quand j'avais encore la classe, les jeudis et vendredis, je courais tout le temps !!!
maintenant je suis disponible et donc très réactive.
on a assez répété qu'une directrice, en plus de l'administratif (merci base élèves!!!qu'on est obligé de renseigner et qui bugge tout le temps...)du pédagogique: réunir 15 collègues,( car jeunes dans le métier et plein de bébés en route, donc beaucoup de mi-temps) pour assurer les concertations et pondre les "fiches action" et autres objectifs opérationnels: bonjour!!!qu'une directrice donc se devait d'être aussi disponible tout le temps pour les parents, les collègues, les ATSEM, etc...
privilégiée donc, avec un gros bémol: que faire quand les collègues, sous prétexte de jeunes enfants, zappent très régulièrement les concertations obligatoires ou les animations pédagogiques, ne se sentent pas concernées par les réunions de travail par cycle.
je ne veux pas jouer les petits chefs, mais ce serait bien que notre légitimité soit vraiment reconnue en matière pédagogique: qu'on puisse réellement participer à l'accueil dans le métier des T1 et T2 et qu'on ait une VRAIE reconnaissance de notre hiérarchie.
j'ai parfois le sentiment de servir de "bouche trou".
les jeunes collègues savent à peine que nous ne sommes pas leur supérieur et il y a beaucoup de flou dans nos tâches.
c'était plus clair lorsque j'avais moi même une classe.
pour faire court, directrice totalement déchargée c'est un autre métier: mes problèmes ne sont pas ceux de mes collègues directeurs ayant encore une classe.
pour un futur statut, il faudrait tenir compte de la taille des écoles.
j'aimerais continuer à garder et j'essaye de le faire, des interventions pédagogiques, décloisonnements et autres groupes de remédiations, mais ce n'est pas toujours possible.
j'attends avec impatience une clarification de nos fonctions et une réelle légitimité.
le 02/10/2007 à 13:10
j'aimerais m'abstenir de retourner à l'école le mercredi, de faire garder ma fille pour continuer mon travail de bureau le soir, de discuter entre deux portes de choses sérieuses avec mes collègues faute de temps, et d'éviter de taper des comptes rendus à la maison.
Bref, je voudrais du temps, du temps et un statut bien sûr.
Pourquoi ne pas envisager un directeur déchargé plein temps et qui prendrait en charge les enfants en difficultés par petit groupe et pourrait organiser d'autres ateliers genre BCD et informatique selon ses propres compétences en organisant son temps pour faire face à l'administration et aux relations humaines (parents, enseignants, mairie ........). Voilà ce que j'aimerais faire si j'étais déchargée à plein temps.
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