CAHIERS DES DOLEANCES !


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le 02/07/2008 à 14:52

Depuis quelques mois je suis avec attention les pérégrinations du GDID. J'ai eu l'espoir que votre association ferait reculer quelques barrières, au point que j'ai été à deux doigts de vous y rejoindre, ce qui était un gros pas pour un vieil anar de mon espèce. Mais au cours du temps les déceptions se sont accumulées, en particulier quant aux remarques, vélléités, et volontés de vos adhérents. Vous reprenez aujourd'hui à votre compte, à mon sens, les défauts que vous et moi reprochons aux syndicats: lourdeur, sclérose, inefficacité. Je vous rassure, vous me restez sympathiques.
Je lis clairement à travers les pots de votre forum qu'il n'existe, et j'en étais persuadé auparavant, aucun dénominateur commun entre vos adhérents, à part leur fonction. Les méthodes de travail sont différentes, les envies et les besoins n'ont rien de commun, les motivations opposées... Je n'ai pas cru longtemps à la fraternité dans ce métier lorsque j'y ai pénétré il y a trente ans, et ça n'a fait qu'empirer depuis dans le "chacun pour soi". Dès qu'il y aura le plus infime changement dans la direction d'école, qu'il s'agisse des EPEP ou autre, votre association se trouvera scindée en petits groupes divers aux intérêts divergents.
Pour ma part, je vous rejoins en partie dans vos constats. L'année qui vient sera certainement ma dernière dans la fonction, tellement j'en suis dégoûté aujourd'hui. Pourtant j'y aurai fait beaucoup, et j'y aurai été apprécié. Mais place aux jeunes, en Côte d'or prendre une direction est aujourd'hui une des rares possibilités d'installation en grande agglomération. Moi, en fin de compte, ce qui m'intéresse, ce sont encore et toujours mes élèves. J'ai cette chance.
 
le 12/05/2008 à 17:02

Suivant avec intérêt les publications de votre site depuis quelques temps, permettez-moi de contribuer modestement au débat sur le statut des directeurs d’école au travers des propos qui suivent.
Précisons tout d’abord que je suis directeur d’une école publique à Paris, que ces propos sont à comprendre au regard de la situation particulière des directeurs parisiens et que par conséquent la réflexion développée ne saurait prétendre être pertinente pour l’ensemble des directeurs. Enfin, après avoir quelque peu hésité, je signe ce texte d’un pseudonyme, pratique dont vous faîtes allusion dans vos dernières productions tant il est vrai qu’il est encore imprudent à l’Education nationale d’exprimer des convictions à l’encontre de la pensée dominante.
Votre proposition de statut de directeur a ce double mérite de permettre une avancée importante vers la reconnaissance du métier de directeur d’école et de gagner l’approbation d’une majorité des personnels concernés. Tout ceci je le comprends bien dans l’intérêt de l’école et non pas pour satisfaire exclusivement les directeurs ce qui serait sommes toute louable mais insuffisant. Ceci étant votre statut peut être considéré comme inachevé car il écarte sciemment la question du rapport hiérarchique. Tout au plus peut il être compris comme une forme intermédiaire entre la situation présente et le statut de responsable d’établissement à l’instar de celui en vigueur dans le second degré. Notez qu’il est question de responsable et non de chef, c’est ce vocable qui a la préférence de l’institution. Peut-on en déduire que votre statut n’est pour vous qu’une étape dans ce qui deviendra à terme un statut hiérarchique ? Il convient en tout cas de constater que votre statut relève d’une démarche prudente et circonstanciée. Et sans doute pouvons nous expliquer vos précautions tout d’abord parce que le statut de responsable d’établissement ne fait pas l’unanimité au sein des directeurs, ensuite parce qu’il remet en question le rôle des ICC en l’état présent, enfin parce qu’il rencontre le scepticisme et parfois l’hostilité des enseignants et de leurs syndicats.
Pour les directeurs ce statut de responsable d’école, ou de chef d’établissement si vous préférez un langage plus dur, impliquerait des prérogatives proches de celles livrées dans vos propositions sans au demeurant préciser ce qui est caractéristique d’avantages personnels ou d’avantages fonctionnels, les deux étant parfois liés : reconnaissance sociale, revalorisation salariale, formation initiale et continue renforcée, logement de fonction, voire adjoint ou secrétaire pour les écoles les plus importantes ou si l’on se place dans l’hypothèse de regroupement d’écoles. Autant de bénéfices propres à satisfaire beaucoup de directeurs à l’exception toutefois des regroupements. Ajoutons à cela un pouvoir hiérarchique qui permettrait la délivrance d’une note non pas pédagogique, celle-ci restant du ressort de l’ICC, mais administrative. Cette note prendrait en compte non seulement la ponctualité mais aussi le respect des modalités de fonctionnement administratif : autorisation de sorties, d’absences, délais, tenue des cahiers de présences, gestion financière des coopératives … Qui est le mieux placé pour apprécier les enseignants selon ces critères sinon le directeur présent dans l’école, au plus proche des réalités de l’établissement, plutôt que l’inspecteur que les tâches multiples tiennent trop éloigné au sens propre comme au figuré du quotidien de la
 
le 15/04/2008 à 08:16

Suite à un courrier en provenance de notre recteur d'Académie, voici ma réponse toute personnelle, à l'intitulé des destinataires.

De : danielle rousseau [mailto:cosmos.dr@free.fr]
Envoyé : samedi 15 mars 2008 15:47
À : 'Anna-Livia.Susini@ac-creteil.fr'
Objet : Courrier du 11 mars 2008 Présidence Française de l'U.E

Madame la Déléguée,

Je suis fort étonnée de découvrir que Monsieur le Recteur de notre Académie de Créteil, nous accorde, à nous, « petits » Directeurs, Directrices d’école du 1er degré, le statut de « chef d’établissement ».

Je dis « petits », mais tellement « grands » par toutes les tâches que nous devons assurer, par nos capacités à la polyvalence, nos compétences à gérer les situations de plus en plus complexes et qui nous exposent à des responsabilités fort peu reconnues mais pour lesquels nous sommes souvent confronter à de grands risques. Tout cela, sans véritable secrétariat, sans comptable (gestionnaire), sans surveillant de récréation, sans médecin scolaire ni infirmière pour soigner les « petits bobos », et le comble tout en continuant à assurer un service pédagogique au sein d’une classe.

Oui, effectivement, Monsieur le Recteur a raison, lapsus écrit fort révélateur, car nous devrions, depuis de nombreuses années, être reconnus comme chef d’établissement ; En avoir officiellement le statut, les moyens humains de fonctionnement, le salaire et le plan de carrière.

Je suis Directrice d’une école maternelle de 240 élèves (effectif pouvant être celui d’un collège) et pourtant je ne suis pas chef d’établissement.

Mon adjointe administrative (en poste depuis seulement septembre 2006) n’est toujours pas remplacée après près de 5 mois de congé maladie.

Cette école comme beaucoup d’autre fonctionne avec une Direction Chargée de classe à raison d’un mi-temps par semaine. Connaissez-vous beaucoup de Principaux de collège chargés de cours en même temps que leur mission de chef d’établissement ? L’accepteraient-ils ?

Chaque journée de travail qui passe est un miracle ! Nous sommes sans cesse contraints de faire des choix, lister des priorités qui nous oblige à mettre de coté d’autres actions.

Quand à 8h30, le lundi matin, une collègue est absente, non remplacée, je me retrouve avec le dilemme suivant : mes 27 élèves de petite section m’attendent dans la classe. Le lundi matin je suis enseignante, mais la directrice que je suis doit s’occuper des 27 élèves de ma collègue absente (parfois mes collègues absentes en même temps). Comme je n’ai pas encore le don d’ubiquité, mes élèves ne me verront pas avant 9h (voire 9h30), plus d’une demi-heure d’enseignement en moins par rapport aux autres. Quelle chance d’être élève de la classe de Madame la Directrice, se disent les parents : « assurément, elle sera compétente ». Ils ne savent comment elle sera constatent dérangée dans son travail de classe, par les livreurs, les ouvriers municipaux, les partenaires de l’école, les parents, etc…

Madame la Déléguée, nous voilà bien loin des relations européennes, internationales et de la coopération. Mais puis je compter sur vos compétences en matière de relations et de communication humaines pour transmettre ce mail à Monsieur le Recteur de l’Académie de Créteil, Monsieur Jean-Michel BLANQUER.

Certaine de votre compréhension, et de l’intérêt que vous porterez à cette petite voix qui s’élève, je vous prie d’agréer, Madame la déléguée, mes salutations distinguée
 
le 26/03/2008 à 08:50

Bonjour à tous
j'avais proposé une action choc, une mesure à faire réagir notre institution malade, une mesure à créer des difficultés pour toutes nos écoles afin que les IEN, adjoints, syndicats, mairies (... ) reconnaissent que la fonction de directeur n''est pas au même plan que celle d'adjoint, que notre responsabilité, nos préoccupations vont bien au delà que la "simple charge" d'une classe. Quelques collègues ont soutenu cette proposition de démissionner avec une missive adressée à notre hiérarchie comme quoi nous pouvions réintégrer notre poste si ... Moi, c'est décidé, je passe à l'action, je postule au mouvement mais si je suis seul, il n''y aura ni missive ni statut à la clé. Tant pis pour le métier que j'apprécie mais que je ne peux plus faire dans des conditions acceptables, je devrai dans me contenter de plus d'indemnités et de plus de temps libre ! Peut être est-il encore temps ...
 
le 23/03/2008 à 22:17

C'est ma troisième année de direction, déjà !!! et la charge de travail a considérablement augmenté: on ne fait que traiter les urgences, tout est survolé, je ne parle même pas de la classe , il y a des jours où on se demande si on est vraiment enseignant!
J'ai pourtant une evs en or, c'est une perle et son contrat est fini à la fin de l'année scolaire! efficace, avec de l'initiative mais je la partage avec mes collègues car cette année la situation était difficile.
Les rapports, je les fais le soir ou le week-end pour être tranquille, pas de téléphone ni de rendez-vous . Les vacances, la nuit , je me réveille pour me dire que j'ai oublié, cela , que je dois penser à cela : nous ne cessons de penser aux autres au détriment de notre vie . Mon fils ne cesse de me dire que je ne pense qu'à l'école ! et il a raison . Je n'ai qu'une envie prendre un poste d'adjointe .
merci au GDID d'exister!
 
le 18/03/2008 à 22:26

Directrice depuis trois ans d'une école qui a vu une création la deuxième année de mon arrivée, et une autre l'année suivante (en fait, le poste est reconduit chaque année à titre provisoire, donc il est apparu la deuxième année de son maintien comme une création, même dans les média alors que c'est toujours le troisième poste l), je suis effarée de voir à quel point certaines informations circulent mal dans mon département "rural profond'. Mais alors hier, ce fut le pompon!
Nous avons reçu vers 10h50 un mél du recteur via l'ia et l'ien pour organiser une minute de silence en hommage aux victimes de la première guerre mondiale... à 11h!!! Non mais, je veux bien être réactive, mais j'ai une classe et ne suis pas le nez collée à mon ordi en attendant que les courriels institutionnels rythment ma journée!!!
Hier au soir, un peu après 16h, courrier de l'ia nous informant que le mercredi 26 mars serait vaqué pour les enfants afin que nous critiquions les nouveaux programmes (critique constructive, j'entends, et ce ne sera pas une mince affaire!). Il demande dans son courrier aux directeurs d'avertir par écrit le maire et les parents de cette décision. Branlebas de combat: ouverture du CLSH (qui doivent recruter des animateurs) et mot dans les cahiers comme quoi la demi-journée sera facturée normalement. Je pense que ça va grincer des dents...
Alors, ma remarque est la suivante: finalement, notre ministre qui maintenant est davantage disponible n'aurait-il pas pu faire une annonce de la date qui serait commune à plusieurs départements dans les média??? Cela nous aurait évité de faire mes courriers en catastrophe hier au soir!
Pour en revenir aux nouveaux programmes, on se demande s'ils ne les ont pas exagérément surchargés afin de nous faciliter la critique... "Faire toujours plus avec toujours moins", décidément, c'est la nouvelle devise... Et c'est vrai qu'il y a de quoi déprimer! Je trouve que je manque de recul et de réflexion par rapport à ma fonction de directrice, et que cette fonction interfère beaucoup trop dans ma gestion de la classe.
Bonnemine (Dordogne)
 
le 17/03/2008 à 23:30

Lors d'une réunion syndicale du snudi-fo,j'avais interpellé un représentant national sur le problème suivant: la date de prise de fonction fixée sur l'arrêté de nomination des directeurs est le 1er septembre. Or tous les directeurs nouvellement nommés ou changeant d'affectation et que dire de ceux qui sont affectés sur une création d'école prennent leur fonction sur leur nouvelle affectation avant cette date (préparation rentrée etc....). Ils prennent alors des décisions, organisent et engagent leur responsabilité sans être couvert juridiquement puisque légalement ils n'en n'ont pas le droit.
La réponse a été:"il est exact qu' on se trouve face à un vide juridique mais soulever le problème entraînerait comme réponse la mise en place d'un statut.
Sans commentaire
 
le 13/03/2008 à 08:31

j'adhère pleinement à la plupart des contributions ; je suis directrice d'une école de 8 ou 9 classes, selon les années, j'ai 53 ans et j'attends depuis 2 ans un vrai mouvement ...qui n'arrive pas, malgré les efforts ( un grand merci) du GDID: nos syndicats ne veulent pas d'un statut de directeur ( je suis syndiquée au SNUipp, après le SNI, depuis 1977...) Alors ciao: je redemande un poste d'adjoint ; avec des regrets: quel travail intéressant, passionnant, que celui de directeur, si on nous fichait un peu la paix, si on nous faisait un peu confiance, si on nous donnait un peu de temps et j'en passe.Une crainte tout de même: dans mon coin, la quasi totalité des postes vacants sont des postes de ...direction: cherchez l'erreur
 
le 25/02/2008 à 22:20

Comme d'aucuns voudraient faire que les élèves notent leurs enseignants, il serait équitable que ces derniers notent à leur tour leur hiérarchie : directeurs, proviseurs, inspecteurs, ministres...
Par exemple, on pourrait commencer par mettre un zéro pointé à M. le Président de la République, pour ses écarts de langage et de comportement...
Il me paraît même tout à fait opportun de suggérer à M. le ministre de l'Education Nationale d'inscrire de toute urgence M Sarkozy à un stage de rattrapage de politesse et de savoir-vivre, et ce naturellement, dès ses prochaines vacances...
En tout cas, nous les profs pouvons toujours essayer d'inculquer de la morale et du savoir-vivre à nos élèves, après pareils exemples...
Pour ce qui me concerne, comme je ne veux pas me noter moi-même et que j'en ai assez d'être exemplaire, non considérée, corvéable à merci et mal payée, je rends mon tablier sans regrets à la fin de l'année scolaire. Balayer la cour suffira largement à mon bonheur
Bon courage aux inconscients qui prennent la relève !
   
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